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La définition de Extraversion-Introversion


Extraversion-Introversion correspond à une dimension de la personnalité sur laquelle les individus se différencient en ce qui concerne leur orientation, soit vers l'extérieur, c'est-à-dire vers les autres personnes et vers les objets, soit vers l'intérieur, c'est-à-dire vers eux-mêmes.


La dimension extraversion-introversion dans les questionnaires de personnalité

La notion d'extraversion-introversion a été utilisée par Carl Jung pour distinguer des types différents. Dans la psychologie actuelle, on considère que les individus se distribuent de façon continue tout au long de cette dimension. D'ailleurs, c'est bien ce résultat que l'on observe lorsqu'on utilise des instruments d'observation et de mesure opérationnalisant la dimension.
Ces instruments sont essentiellement des questionnaires tels que l'Inventaire de personnalité (EPI) d'Hans Eysenck, ou encore les différents questionnaires de personnalité de Raymond Cattell (notamment le 16PF). Dans ces questionnaires, on demande à l'individu de décrire ses façons habituelles de se comporter dans certaines situations de la vie courante.


La dimension extraversion-introversion selon Eysenck

Le psychologue qui a consacré le plus grand nombre de travaux à l'introversion-extraversion est certainement Eysenck. Aussi, cette dimension extraversion-introversion constitue l'une des principales dimensions de sa théorie de la personnalité.
L'individu se situant à proximité du pôle extraversion aime les contacts sociaux, la conversation. Il n'hésite pas à prendre des risques, il aime l'agitation, le changement. Il peut être agressif, impulsif. Au contraire, à l’extrémité du pôle introversion, on trouve des individus aimant le travail solitaire, une existence bien réglée, le calme, les contacts limités à un petit cercle d'amis intimes.


Les troubles comportementaux

D'après Eysenck, les troubles de la conduite les plus fréquents chez les introvertis sont de nature dysthymiques (anxiété, dépression, symptômes obsessionnels, phobies). En revanche des troubles psychopathiques ou hystériques tendent à être associés à l'extraversion et pourraient se manifester notamment par des conduites délinquantes.
Eysenck a mis en relation les différences observées sur la dimension extraversion-introversion à l'aide de questionnaires tels que l'EPI avec les différences observées dans les recherches de psychologie expérimentale portant sur les seuils sensoriels, le conditionnement, l'apprentissage, la perception, etc... Il a ensuite édifié une théorie relative aux fondements biologiques de l'extraversion-introversion que l'on pourrait résumer très schématiquement de la façon suivante: l'activation corticale serait insuffisante chez les extravertis et excessive chez les introvertis. Aussi, ces différences auraient une base génétique.


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