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La définition de Dysfonctionnement cérébral minimal


Le dysfonctionnement cérébral minimal, encore appelé syndrome hyperkinétique, syndrome d’hyperactivité de l’enfant ou encore, dysfonction cérébrale mineure, est un syndrome qui associe une hyperactivité motrice involontaire et des troubles de la concentration et de l'affectivité.
Il survient chez un enfant indemne de toute affection neurologique. Aussi, le trouble du comportement associé aux désordres cognitifs entraîne souvent des difficultés d'adaptation à l'école, voire dans la famille.


Les causes de l'hyperactivité et des troubles de l'attention

L'existence, chez certains enfants, d'une instabilité psychomotrice a été reconnue depuis longtemps et on l'a rattachée soit à la chorée, soit à l'hypomanie.
Aujourd'hui, certains auteurs attribuent ce problème à des facteurs organiques et génétiques. Ils utilisent la notion d'antécédents pathologiques familiaux et font des hypothèses sur les mécanismes neuroanatomiques en cause, incriminant la substance réticulée ou les neuromédiateurs. Pour d'autres, les conditions familiales défectueuses (la misère, la dissociation familiale, la carence éducative, etc...) sont des facteurs d'insécurité qui troublent le développement de ces enfants.
Néanmoins, malgré leurs divergences sur l'individualisation et les causes de cette hyperactivité, les auteurs s'accordent sur la description clinique.


Les caractéristiques du dysfonctionnement cérébral minimal

Le trouble apparaît précocement, dès les premiers mois de la vie, surtout chez les premiers-nés. Il atteindrait 3% des enfants prépubères, le plus souvent des garçons.
L'enfant dort peu, crie beaucoup, explore et manipule les objets, souvent pour les détruire. Il fait un apprentissage rapide de la marche et ne reste pas en place, même pour les repas. Son attention est limitée et il ne peut enregistrer les consignes, ce qui fait penser que sa mémoire est altérée. L'enfant semble mal latéralisé, mal orienté dans le temps et dans l'espace. Il est maladroit.
L'évolution est en général marquée par une régression des troubles à l'adolescence, mais on constate que l'adaptation sociale, et d'abord scolaire, est fortement compromise chez ces enfants en l'absence d'une prise en charge précoce qui doit prendre en compte tous les facteurs en cause. Certains préconisent les amphétamines ou la ritaline, qui favorisent la vigilance et peuvent améliorer le travail scolaire.


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