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La définition de Douleur


La douleur désigne une expérience sensorielle et affective négative, qui provoque des comportements d'évitement et de suppression des conditions qui lui ont donné naissance.


Le traitement nerveux de la douleur

La douleur naît de la stimulation des nocicepteurs. Le message nerveux résultant est conduit vers la moelle par des fibres de petit calibre, qui s'articulent dans les cornes dorsales de la moelle avec deux catégories de neurones:

  • Des neurones situés dans les couches superficielles et répondant exclusivement aux stimulations nociceptives.
  • Des neurones, situés soit en superficie soit en profondeur, qui répondent à la fois à des stimulations nociceptives et à des stimulations non douloureuses mécaniques ou thermiques.

Ces neurones de relais peuvent recevoir des afférences issues des territoires cutanés, musculaires ou viscéraux. Contrairement aux neurones qui reçoivent les messages véhiculés par les fibres de gros calibre, ils présentent un phénomène de sommation temporelle tel que leurs réponses s'accroissent et se prolongent avec la répétition de la stimulation. Dès le niveau spinal, les afférences nociceptives mettent en jeu des chaînes d'interneurones déclenchant des réflexes de flexion dont la finalité est de protéger le segment stimulé.
Par ailleurs, les neurones spinaux de relais sont à l'origine de faisceaux ascendants, notamment les faisceaux spinothalamique (F.S.T.) et spinoréticulaire (F.S.R.). Les axones formant le F.S.T. et la majorité de ceux du F.S.R. montent dans la moelle. Le F. S.R. se termine dans le tronc cérébral, sur des groupes cellulaires projetant sur le système limbique, l'hypothalamus et le thalamus médian.


La douleur morale

Il s'agit d'un sentiment prolongé de peine et de souffrance mentale. Par opposition à la douleur d'origine physique, ou somatique, la douleur morale reste uniquement psychique. Elle ne s'accompagne pas de sensations graves de malaise physique et se rattache généralement aux états d'anxiété et à la dépression.
À l'occasion d'un deuil, d'une rupture, d'une séparation, chacun peut ressentir une telle souffrance. La vie actuelle est alors ressentie avec tristesse, l'avenir envisagé avec pessimisme et le passé, avec l'évocation de l'objet disparu, revécu d'une manière prédominante dans les pensées et les représentations imaginaires de celui qui se considère comme abandonné. Tout le présent est subi passivement, sans intérêt ni investissement, et les activités quotidiennes et professionnelles sont poursuivies avec indifférence et souvent d'une manière ralentie.
Chez l'individu normal, cette douleur morale s'atténue au bout de quelques semaines, voire quelques mois, quand le travail de deuil s'est normalement terminé. Mais certains individus prédisposés tombent parfois dans une véritable dépression mélancolique, sans qu'il soit toujours possible de distinguer au début la réaction normale de l'état pathologique.


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