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La définition de Connaissance


La connaissance désigne le processus par lequel un individu élabore des connaissances au sens de représentation vraie et justifiable.


La connaissance d'un point de vue cognitif

D'un point de vue cognitif général, on définit comme connaissances les croyances dont on peut dire par ailleurs qu'elles sont vraies, quelle que soit la façon dont on caractérise ce dernier terme. En outre, elles doivent être justifiables de la part de l'individu qui les possède. Le schéma d'une connaissance est donc: « H croit que p est vrai et, en effet, p est vrai, et H peut en outre justifier sa croyance à la vérité de p. » Si H croit que p est vrai alors que p est faux, il s'agit évidemment d'une erreur (dans l'esprit de H). La clause de justification est ajoutée pour éviter de devoir dire, en parlant de quelqu'un qui croit qu'une certaine proposition est vraie alors qu'elle est effectivement vraie, mais qui le croit par hasard ou pour de mauvaises raisons, qu'il en a du même coup la connaissance. Dans ce contexte, le terme connaissance s'applique de façon première à des propositions. Par exemple, la Terre tourne autour du Soleil ; la proposition inverse est une erreur.
Le terme s'applique ensuite à des combinaisons appropriées de propositions, les plus simples étant les régularités ou règles, qui obéissent au schéma: « H croit que si p, alors q et il se trouve que vraiment, si p, alors q. » Un exemple de connaissance très empirique de ce type est: « si le trottoir est mouillé dehors, c'est qu'il a plu ». Beaucoup de connaissances scientifiques relèvent de ce type. Leur caractère scientifique découle des modalités de leur validation, c'est-à-dire de la confrontation entre les hypothèses d'origine et le réel. En partant de deux hypothèses, on peut faire des combinaisons de propositions plus larges, et construire des champs de connaissances.
Une dernière catégorie remarquable de connaissances est constituée par les concepts. Ces connaissances sont du type: « H sait ce qu'est un C, et il existe effectivement des C », C étant un concept. Par exemple, au niveau élémentaire, un jeune enfant sait assez tôt « ce qu'est un cheval », à un niveau plus élevé un étudiant devra apprendre « ce qu'est un quark » (ou « ce qu'est une connaissance »). Un concept est, en principe, descriptible au moyen d'un faisceau de propositions: « un C est un S qui p, et qui q, et qui r, etc... ». Par exemple « un cheval est un mammifère qui mesure environ 1,50 m, qui a une crinière et une longue queue, qui court vite, etc... ».


Les épreuves normalisées de connaissances

Il s'agit d'un ensemble de méthodes psychométriques visant à évaluer le savoir d'un individu. L'évaluation des connaissances par les méthodes traditionnelles dépend beaucoup de la personnalité de l'évaluateur. C'est la raison pour laquelle on a été amené à construire des épreuves de connaissances utilisant les méthodes psychométriques employées pour les tests d'aptitudes dans lesquels les connaissances n'interviennent pas en principe.
Les questionnaires à choix multiple (Q.C.M.) constituent la forme la plus simple de ces épreuves. Ils ont fait l'objet de critiques dont plusieurs ne sont pas fondées. La simplicité du mode de réponse ne signifie pas que l'opération mentale permettant de répondre correctement à la question soit également simple. Aussi, des formes de réponse complexes ont été élaborées (combinaison de choix telle que le sujet ne peut passer en revue toutes les combinaisons possibles, classement à effectuer, choix de propositions définies par le fait qu'elles respectent une certaine relation entre deux séries de données, etc...). Dans tous ces cas, la bonne réponse est entièrement déterminée et une correction automatique complètement indépendante de la diversité de points de vue des correcteurs est possible.
Des épreuves normalisées de connaissances de ce type ont été utilisées dès les premières années de la scolarité primaire jusqu'à l'enseignement supérieur. Le risque de bachotage existe. Il pourrait changer de nature si l'on publiait des banques d'items comportant un très grand nombre de questions couvrant l'ensemble du programme: le bachotage se confondrait alors avec l'étude du programme de cet examen. Cependant la mesure dans laquelle certains objectifs pédagogiques, tels que la qualité de l'expression, la créativité, ont été atteints ne peut guère être évaluée par des épreuves normalisées. On peut envisager alors certaines améliorations des épreuves à expression libre (par exemple, l'utilisation par tous évaluateurs de barèmes illustrés d'exemples, la multiplication du nombre des évaluateurs, etc...).


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