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La définition de Centre d'hygiène alimentaire et d'alcoologie


Un centre d'hygiène alimentaire et d'alcoologie (ou C.H.A.A.) est une structure d'accueil, de soins et de prévention assurant le suivi ambulatoire de toute personne confrontée de quelque manière que ce soit à un problème d'alcoolisation.


La création des centres d'hygiène alimentaire

À partir de 1970, des consultations d'hygiène alimentaire ont été créées. Ces consultations sont assurées de façon hebdomadaire par un médecin et une infirmière. Elles visent à répondre aux besoins des buveurs excessifs qui n'ont pas de problèmes psychiatriques. Aussi, l'idée est que l'alcoolisme doit être abordé comme une maladie de la nutrition en général, d'où le nom donné à ces consultations.
Toutefois, étant donné que cette formule ne répondait qu'imparfaitement aux objectifs assignés, des centres d'hygiène alimentaire ont été créés, à partir de 1975. Ils comprennent un médecin, une ou plusieurs infirmières, une secrétaire, une assistante sociale et un visiteur social bénévole. Le centre d'hygiène alimentaire est décrit comme un poste d'accueil, d'écoute et d'urgence ouvert en permanence. Aussi, l'accent est mis sur l'accueil et le traitement rééducatif du buveur excessif.


Le nouveau rôle de ces centres

En 1983, une circulaire ministérielle redéfinit l'organisation et les missions de ces centres, qu'elle appelle dorénavant centres d'hygiène alimentaire et d'alcoologie. Elle assigne à ces centres une mission d'accompagnement du malade alcoolique. Cet accompagnement doit être médical, relationnel et social.
En outre, les centres doivent mener des actions de prévention, comme l'information ou l'éducation de la santé. Ces actions sont à effectuer auprès des consultants, en milieu professionnel, en milieu scolaire, universitaire et hospitalier.
Par ailleurs, les centres doivent être situés, de préférence, soit dans une habitation aménagée selon les besoins, soit au sein d'un centre de santé, d'un dispensaire ou d'un autre établissement de prévention ou de soins. Ils doivent être facilement accessibles et être en étroite relation avec les différents organismes ou établissements qui concourent à la réinsertion du malade alcoolique.


Les limites d'accueil des centres d'hygiène alimentaire et d'alcoologie

Certains consultants présentant des troubles psychiatriques importants ne peuvent pas être suivis par ces centres et doivent être hospitalisés en milieu psychiatrique.
D'une façon générale, lorsqu'une hospitalisation est nécessaire, elle doit être un temps privilégié de sensibilisation et d'amorce de l'accompagnement thérapeutique qui sera poursuivi après la sortie. À cet égard, la circulaire de 1983 préconise que, dans chaque centre hospitalier, quelques lits soient réservés à l'accueil des malades alcooliques, et que, dans les cas où cela est nécessaire, soit créée une véritable unité d'alcoologie.


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