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La définition de Baldwin


James Mark Baldwin, psychologue (1861-1934).James Mark Baldwin est un psychologue américain. Il est né à Columbia, en Caroline du Sud, en 1861. Il est mort à Paris, en 1934.


Le pionnier de l'ontogenèse

Baldwin apparaît, dans la psychologie scientifique, comme le premier théoricien de l'ontogenèse. Les théories générales du développement, plus récentes, font toutes référence à ses idées, notamment aux deux volumes de synthèse intitulés Le développement mental chez l'enfant et dans la race (1897) et Interprétation sociale et morale des principes du développement mental (1896).


La formation et les travaux de Baldwin

Avant de préparer son doctorat, Baldwin passe un an à Berlin et à Leipzig, où il bénéficie de l'enseignement de Wilhelm Wundt. Auteur d'une thèse de philosophie, il est nommé dans cette discipline à Lake Forest (dans l'Illinois), puis obtient la chaire de métaphysique et de logique, à Toronto, en 1889. Il y fonde un petit laboratoire de psychologie expérimentale, fait paraître un Traité de psychologie (1889) et commence à y étudier de très jeunes enfants.
En 1893, il regagne Princeton comme professeur de psychologie et y organise aussitôt un laboratoire. Il publie alors ses principaux ouvrages, notamment The Story of the Mind (1898). Il participe également à la fondation de revues prestigieuses (Psychological Review, Psychological Monographs) et sera président de l'American Psychological Association. En 1903, il se voit confier le poste et le laboratoire de Stanley Hall à l'université Hopkins. Enfin, il quitte les États-Unis, en 1908, d'abord pour Mexico, puis pour Paris (1913), où l'attend une chaire à l'École des hautes études. Il y vit jusqu'à sa mort, en 1934.


Son intérêt pour les théories évolutionnistes et les travaux de Galton

L'intérêt de Baldwin pour l'étude du développement est issu d'une part, des théories évolutionnistes, par lesquelles on cherchait alors à expliquer le développement individuel, et d'autre part, des travaux de Francis Galton.
En ce qui concerne les théories de l'évolution, Baldwin retient la visée adaptative de tout développement. Cela le conduit à adopter une option fonctionnaliste et l'idée darwinienne de sélection, qu'il transforme en notion de sélection organique. De cette notion sont issus ses travaux sur l'inhibition ainsi que son explication des réactions circulaires, c'est-à-dire les actions du nourrisson, dont la répétition est engendrée par l'effet qu'elles produisent. Baldwin repère les premières réactions circulaires dès le 2e mois de vie postnatale. Elles lui apparaissent comme la forme la plus primitive d'adaptation au monde extérieur, par accommodation. C'est-à-dire que c'est l'effet du milieu qui transforme progressivement un acte réflexe en une activité dirigée. Par exemple, c'est le son produit par le hochet que l'enfant secoue qui entraîne la répétition du mouvement et ses transformations (changements de rythme, variations d'amplitude, etc...).
En ce qui concerne les travaux de Galton, son intérêt porte surtout sur l'exploration des différences interindividuelles pour comprendre comment les capacités personnelles évoluent au service d'un ajustement réussi de l'individu à son milieu. Aussi, pour déterminer quels sont les principes qui dominent le développement de l'individu, Baldwin prône sans cesse le recours à une méthode génétique qui repose sur l'observation directe d'enfants d'âges différents, qu'il est nécessaire d'entreprendre dès le début de la vie. Cette méthode a une valeur scientifique dans la mesure où elle admet le contrôle des faits et peut être corroborée par des examens répétés.


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