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La définition de Approche


L'approche désigne une classe de comportements dans lesquels un organisme se dirige vers un objet.


L'approche selon les béhavioristes

Dans la conceptualisation béhavioriste, la notion d'approche est à peu près équivalente à celle de comportement orienté vers un but positif (c'est-à-dire attractif), ou de comportement renforcé positivement. Le résultat doit en être nécessairement défini comme l'atteinte d'un objet ou d'un stimulus pleinement observable. Ce comportement s'oppose à celui d'évitement.


L'approche manuelle

Il s'agit d'un geste en extension du bras et de la main vers un objet proche, perceptivement localisé. L'expression a été forgée à deux fins:

  • Pour distinguer, chez l'adulte, les phases de mouvement préalables à la prise manuelle proprement dite.
  • Pour rendre compte, en psychologie du développement, de conduites considérées comme intermédiaires entre le réflexe d'agrippement et la préhension organisée.

Entre 2 et 5 mois, l'approche manuelle s'adresse à un objet à courte distance. Elle n'atteint pas toujours sa cible (le geste peut s'arrêter à proximité de celle-ci), et, quand elle l'atteint, son contact ne suscite pas la fermeture brutale des doigts sur l'objet, qui caractérisait la réaction d'agrippement. Le plus souvent, elle n'aboutit pas non plus à une saisie manuelle. Ainsi, l'approche manuelle du nourrisson n'inclut pas de modelage anticipateur de la main. Elle ne réalise pas non plus un pointage précis. Enfin, les segments corporels qui participent au geste, ainsi que la commande et l'organisation de celui-ci composent un tableau typique, transformé plus tard dans l'acte de préhension volontaire.
Chez l'enfant et l'adulte, l'approche par la main d'un objet à distance peut être étudiée indépendamment de la prise et de la manipulation, dans des tâches de pointage de cible. On a ainsi pu distinguer, chez l'adulte, deux phases dans le mouvement d'approche:

  • Une phase initiale: elle marquée par une accélération et est décrite comme balistique. La direction imprimée à la main, au départ, n'est pas corrigée pendant cette phase rapide.
  • Une phase de décélération: il s'agit de la phase finale, de freinage. C'est dans cette phase que se font les corrections qui permettent à la main d'arriver précisément sur la cible. La vision de la main en mouvement participe de façon déterminante à cet ajustement final en assurant un guidage visuel.

Il n'en va pas de même au début de la vie. En présence d'un objet proche, nettement visible, les mouvements de la main apparaissent erratiques. Ils sont lents, segmentés, faits d'accélérations et ralentissement nombreux. Le contact avec l'objet ne s'établit que fortuitement et rarement.
L'approche manuelle apparaît donc comme le fait d'une coordination sensorimotrice parmi les plus précoces, mais rudimentaire. Même sans fixation, la trajectoire de la main n'est jamais directe, et le mouvement demeure segmenté et globalement lent. La vision n'en assure pas un guidage. Le geste d'approche manuel évolue avec l'âge de façon irrégulière: la direction du mouvement s'affirme de plus en plus nette et de plus en plus tôt à partir de l'amorce d'une extension du bras. Sa vitesse augmente jusqu'à une projection balistique, vers 2-3 mois, sans freinage, puis décroît de nouveau. Bras et main sont d'abord soudés dans le même mouvement, avant que ne se différencie un mouvement propre de la main et qu'on observe une ouverture anticipatrice de celle-ci autour de 4 mois. À cet âge, où le mouvement aboutit le plus fréquemment à un contact, l'ouverture anticipée de la main n'est pas encore harmonisée à la taille ou à l'orientation de l'objet.


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