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L'activité cérébrale sous hypnose


Au début du XXème siècle Ivan Pavlov qui étudie l'hypnose en Russie est certainement le premier médecin à adopter une approche neurobiologique de cet état de conscience si particulier. Seulement, les outils dont il dispose à l'époque ne lui permettent pas d'observer l'activité du cerveau sous hypnose.
Aujourd'hui, ce champs d'investigation est désormais possible grâce aux différentes techniques d'exploration telles que l'IRM (imagerie par résonance magnétique), l'EEG (électro-encéphalogramme), la TEP (tomographie par émission de positons), etc...


Les aires cérébrales activées durant l'hypnose

Ainsi, les scientifiques utilisent ces nouvelles techniques d'imagerie pour étudier l'activité du cerveau sous hypnose. Et contre toutes attentes, les résultats ne révèlent pas d'activité neuronale spécifique à l'hypnose. En effet, celle-ci semble plutôt varier selon le souvenir que la personne hypnotisée choisit, selon les suggestions délivrées à cette personne, etc...

Sous hypnose, plusieurs aires cérébrales sont activées: le cortex visuel, le précuneus, le cortex occipital, le cortex cingulaire antérieur et le cortex temporal.Néanmoins, les chercheurs tendent à observer certaines constantes. Plus précisément, plusieurs régions du cerveau semblent systématiquement activées durant l'hypnose:

  • le cortex temporal
  • les aires extrastriées du cortex visuel
  • le précuneus
  • le cortex cingulaire antérieur
  • le cortex occipital

Ces aires sont notamment impliquées dans la production d'images mentales, ainsi que dans le contrôle attentionnel et cognitif. Pour autant, l'identification de ces régions du cerveau ne suffisent pas pour bien comprendre les mécanismes neurobiologiques de l'état hypnotique.


L'état hypnotique: un état singulier

Un autre moyen utilisé par les neuroscientifiques pour mieux définir cet état particulier de la conscience qu'est l'hypnose, est de le comparer à d'autres états particuliers. Aussi, les études menées révèlent que l'activité du cerveau sous hypnose diffère complètement de celle du sommeil, de la méditation et de la rêverie (ou vagabondage de l'esprit, ou encore réseau par défaut). L'hypnose est donc un état de conscience tout à fait singulier.

En somme, bien que l'hypnose soit devenue le sujet de nombreuses études scientifiques, les mécanismes neurobiologiques qui la sous-tendent restent mal compris. Mais malgré sa part de mystère, l'hypnose est de plus en plus indiquée dans le milieu médical, notamment pour le traitement de la douleur, mais aussi pour traiter certains troubles psychiques, le stress, des maladies neurologiques, etc...



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