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Le conditionnement opérant appliqué au domaine thérapeutique


Outre le domaine éducatif, B.F. Skinner développe, dès les années 1960, des applications du conditionnement opérant dans le domaine de la thérapie.


L'intervention du thérapeute

Jusqu'alors, les thérapies comportementales étaient principalement basées sur des procédures de déconditionnement classique, développées à partir des travaux de Pavlov sur le conditionnement répondant.

Skinner, lui, propose de substituer à ces procédures, des techniques thérapeutiques fondées sur le conditionnement opérant. Plus précisément, il s'agit de remplacer un comportement non désiré (c'est à dire inapproprié ou problématique) par un comportement souhaité (mieux adapté). Skinner a développé une thérapie comportementale par renforcement positif ou négatif, afin de modifier des comportements inadaptés pour les rendre plus adaptés.
Pour ce faire, un programme de renforcement est mis en œuvre.

Par exemple, dans le cas d'une patiente anorexique, le programme de renforcement peut consister à utiliser des renforcements positifs lorsque cette patiente s'alimente correctement et à les supprimer dans le cas contraire.


L'intervention du patient

La modification des comportements non désirés peut également être réalisée par le patient lui-même. Ce type de thérapie comportementale nécessite l'apprentissage de comportements d'auto-contrôle.
Plus précisément, il s'agit d'apprendre au patient à contrôler les stimuli associés à des comportements problématiques. Par exemple, dans le cas d'une sur-consommation alimentaire, le patient va apprendre à éviter les tentations gourmandes, à cuisiner de façon plus équilibrée, etc...

Aussi, cette thérapie comportementale par auto-contrôle s'inscrit de façon plus générale dans l'étude des comportements spontanés d'auto-contrôle, mis en œuvre par toute personne.



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