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Le pouvoir des larmes


En plus de communiquer notre état émotionnel, pleurer est un gage de sincérité et incite les autres à nous aider.Que ce soit dans des circonstances pénibles ou au contraire particulièrement joyeuses, esthétiques, intenses, bref, très émouvantes, il nous arrive parfois de verser quelques larmes.
Ainsi, ces larmes, qui sont versées involontairement, sont le signe d'un débordement d'émotionnel. Leur rôle serait de communiquer aux autres notre état émotionnel. Par exemple, en situation de détresse, pleurer aurait tendance à inciter notre entourage à nous porter secours.


L'expression faciale des émotions serait donc insuffisante?

A la différences des autres types d'expressions émotionnelles (celles du visage, de la voix ou du corps), les larmes ne peuvent pas être contrôlées. En effet, les larmes sont très difficiles à verser de façon intentionnelle, et réussir à pleurer sur commande est une véritable prouesse.

Ainsi, les larmes sont, en quelque sorte, un gage de sincérité. Par conséquent, elles ont un remarquable pouvoir de persuasion. Mais c'est aussi pour cette raison que les larmes de crocodile sont sévèrement condamnées, car elles sont considérées comme une preuve manifeste d'hypocrisie.


Mais n'y a-t-il pas un risque de pleurer en public?

Si les larmes peuvent être considérées comme un moyen de communication destiné à renforcer l'entraide et la cohésion au sein du groupe, elles risquent aussi de fragiliser et d'affaiblir l'image de la personne qui pleure. C'est notamment le cas de ceux qui assurent des fonctions importantes (les chefs d'entreprise, les hommes politiques, etc...).

En fait, tout dépend de la façon de pleurer: il est préférable de verser quelques larmes tout en gardant une certaine contenance, plutôt que d'éclater en sanglots. En effet, les sanglots sont généralement perçus comme un manque de contrôle, en tout cas dans notre culture. Car dans d'autres pays comme le Japon, il est préférable, pour les dirigeants, d'exprimer bruyamment leur tristesse...


Inspiré des travaux de David Sander, de Florian Cova et de Ad Vingerhoets.



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