Accueil > Dictionnaire > Les termes psychologiques commençant par A > La définition de activité


La définition de Activité


Dans la caractérologie de Gerardus Heymans et Enno Wiersma, l'activité est la caractéristique d'une personne qui présente en elle-même une disposition à l'action à l'égard des buts qu'elle poursuit. L'activité s'oppose à la non-activité. Généralement, on classe les individus en actifs/non-actifs primaires, secondaires, etc...


La cage d'activité

Il s'agit d'un espace clos muni d'un dispositif qui sert à mesurer l'activité spontanée d'un animal.


L'activité oculomotrice

L'activité oculomotrice désigne les déplacements de l’œil dans l'orbite et des mouvements conjugués des deux yeux, lesquels assurent la fonction visuelle. Il existe deux sortes de mouvements:

  • Les mouvements spontanés (micronystagmus, nystagmus optocinétique).
  • Les mouvements déclenchés par des stimulus lumineux. Il s'agit du réflexe de fixation, de la saccade, ou de la poursuite visuelle.

Les types de mouvements oculaires

  • Le micronystagmus consiste en mouvements de très faible amplitude et de grande fréquence. Cette sorte de tremblement est incontrôlable et n'est pas perçu par l'individu. Son rôle est d'empêcher que les cellules réceptrices soient excitées de façon continue. La suppression de l'effet du micronystagmus par une stabilisation artificielle de l'image rétinienne entraîne une disparition plus ou moins longue et plus ou moins complète de la perception, par adaptation des cellules stimulées.
  • La poursuite est un déplacement continu des yeux. Il permet de suivre un mobile en gardant le regard fixé sur lui.
  • Le réflexe de fixation, déclenché par une stimulation lumineuse de la rétine périphérique, a pour effet d'amener ce stimulus en vision fovéale.
  • La saccade est un déplacement très rapide dont la trajectoire est programmée avant le départ de l’œil.


L'enchaînement de saccades et de fixations constitue un trajet oculaire dont la forme est déterminée par les localisations successives des fixations. Que ce soit dans l'obscurité qu'en milieu éclairé, que ce milieu soit ou non structuré, nous déplaçons nos yeux à un rythme moyen de 2 à 3 fois par seconde chez l'adulte. Les déplacements horizontaux sont plus fréquents et plus amples que les verticaux, ce qui peut s'expliquer par le simple fait que 6 muscles oculomoteurs doivent se coordonner pour exécuter un déplacement vertical, contre seulement 2 pour un mouvement horizontal. Les fixations oculaires se concentrent préférentiellement sur certains points, notamment les zones à fort contraste, les contours d'une figure et surtout ses points d'inflexion qui constituent de véritables pôles d'attirance du regard.


Les activités oculaires et les activités cognitives

Très tôt les psychologues ont été tentés de voir dans la localisation des pauses du regard, ou des fixations, la marque d'un choix délibéré. De même, il voyaient dans leur durée une estimation du temps nécessaire au traitement de l'information disponible dans la zone fixée. Enfin, ils voyaient dans la séquence des fixations la trace d'une stratégie délibérée de recherche et de mise en relation d'informations en vue de l'atteinte d'un but.
Chez l'adulte, plusieurs recherches ont apporté des arguments en faveur de cette position. Ainsi une analyse fine des paramètres de l'exploration oculaire a mis en évidence une relation entre leurs valeurs et les exigences du traitement psycholinguistique de même qu'avec la difficulté de compréhension d'un texte. La réalisation d'une tâche, comme le déchiffrage d'une radiographie, entraîne une économie dans le nombre et la durée des fixations, ainsi qu'une meilleure répartition de celles-ci. Il en résulte une meilleure performance.


L'activité oculomotrice au cours du développement

Toutes ces activités oculomotrices sont présentes dès la naissance. Cependant, pendant les premiers mois, les déplacements oculaires sont moins rapides, leur latence est plus grande, et leur amplitude est plus faible.
L'exploration visuelle d'enfants de 3 à 9 ans a été enregistrée au cours de tâches cognitives d'identification et de différenciation entre des dessins d'objets ou de scènes familières. L'évolution du trajet oculaire passe par deux phases. Jusqu'à environ 6 ans, l'activité oculomotrice est pratiquement indépendante des exigences de la tâche. En effet, l'enfant regarde en fonction de l'intérêt qu'il porte au stimulus (selon sa nouveauté, sa complexité, sa signification, etc...). Aussi se contente-t-il souvent d'explorer une zone très limitée de ce qu'on lui présente. La forme de son trajet oculaire est déterminée par les caractéristiques structurales du stimulus. En effet, les fixations se concentrent sur les pôles d'attirance, les déplacements oculaires se font de préférence le long d'alignements d'éléments discrets, surtout s'ils sont horizontaux. L'exploration est modelée par le matériel. En effet, le trajet oculaire change de forme en même temps que celui-ci, même quand la tâche demeure la même, alors qu'il garde la même forme lorsque l'enfant doit exécuter une autre tâche avec le même matériel.
Puis, à partir de 6 ans de véritables stratégies d'exploration apparaissent. Par exemple, lorsqu'ils doivent décider si deux maisons ou deux colliers sont identiques ou non, les enfants récoltent autant d'informations qu'ils jugent nécessaire de disposer pour aboutir à une décision et organisent leur trajet oculaire en fonction des comparaisons qu'ils se proposent de faire. Bref, leurs critères de décision deviennent les principaux déterminants de l'étendue et de la structure de l'exploration.


L'activité phasique du sommeil

L'activité phasique du sommeil correspond à l'ensemble des phénomènes transitoires apparaissant dans certaines périodes de sommeil, tels que les mouvements oculaires rapides et les secousses musculaires du sommeil paradoxal, ou les spindles du stade 2 de sommeil.


Autres termes psychologiques :