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La définition de Acétylcholine


L'acétylcholine est un neuromédiateur dont l'action peut être perturbée par divers psychotropes.


Le rôle de l'acétylcholine

L'acétylcholine est le premier neuromédiateur historiquement mis en évidence (dans les années 1920). Elle est présente dans 10 à 15% des neurones du système nerveux humain. En outre, elle est impliquée dans le fonctionnement de tous les neurones qui innervent les muscles striés squelettiques, tels que ceux des membres (ce sont les effecteurs de la motricité), ainsi que dans celui de certains neurones du système végétatif qui innervent les muscles lisses (par exemple, ceux du tube digestif, le muscle strié cardiaque ainsi que les glandes).
Au niveau du cerveau, l'acétylcholine est impliquée dans divers phénomènes:

  • le cycle veille/sommeil
  • le contrôle de certaines activités motrices
  • l'apprentissage
  • la mémoire

Le système neuronal à acétylcholine intervient dans les effets de la nicotine du tabac, puisque celle-ci se fixe avec une forte affinité sur des récepteurs particuliers de l'acétylcholine, d'ailleurs appelés récepteurs nicotiniques. Dominants dans les synapses ganglionnaires du système nerveux périphérique, les récepteurs nicotiniques sont également répartis, d'une façon relativement dense, au niveau du cerveau.
Au niveau de ce dernier dominent, par ailleurs, des récepteurs pour l'acétylcholine d'un autre type, les récepteurs muscariniques. Ces derniers sont notamment impliqués (avec les récepteurs nicotiniques) dans les phénomènes relatifs au cycle veille/sommeil et dans les processus d'apprentissage et de mémoire. D'ailleurs, au cours de la maladie d'Alzheimer, caractérisée essentiellement par une perte de mémoire, on observe une dégénérescence massive de certains neurones à acétylcholine du cerveau.


Des vertus médicinales

Les propriétés médicinales de certaines substances qui bloquent les récepteurs muscariniques sont connues depuis l'Antiquité, c'est-à-dire depuis bien avant que quiconque ait jamais entendu parler de neuromédiateur et d'acétylcholine. Ainsi, la belladone, plante dont les extraits servent, depuis Hippocrate, à traiter les désordres intestinaux. Plus précisément, ces extraits ralentissent les contractions de l'intestin et réduisent la sécrétion acide de l'estomac. En effet, la belladone contient l'atropine, encore couramment utilisée en ophtalmologie.
D'autres médicaments bloquant les récepteurs muscariniques sont indiqués dans le traitement de la maladie de Parkinson ou pour prévenir les effets indésirables moteurs des neuroleptiques.


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